The Spirealm
Mise en scène en 2024, en chinois, par Danny Pang. Deux formats sont disponibles : 78 épisodes de 20 minutes ou 38 épisodes de 42 minutes.
C'est une adaptation peu fidèle du roman d'origine. Censuré par les autorités chinoises. Plusieurs aspects du roman ont été 'adapté' aux requêtes dues autorités.
Nous ne trouvons pas la passion ou le besoin du protagoniste de se déguiser en femme pendant ses visites des mondes des portes ; les histoires dans les portes sont modifiées pour rendre les choses moins choquantes et plus intrigantes ; les sentiments entre Qiushi et Nanzhu sont carrément réduits à de l'amitié.
Le caractère de certains personnages a été modifié aussi pour respecter l'idéale de la femme chinoise : douce, peureuse et toujours en train de quémander de l'aide et la protection des hommes. Sans parler des influences politiques visiblement contre les États-Unis et leur culture qui ont été carrément rajoutés dans le scénario par le metteur en scène voir les autorités de censure. D'une histoire de "survie" à la maladie mortelle, on passe à une conspiration pour distribuer un jeu mortel sur le marché financé par les Américains avec les intrigues qui s'ensuivent.
Le kaléidoscope n'existe même pas dans la version romanesque. Le titre fait référence juste aux façons variées de perdre la vie dans les différentes portes. Mais jamais cet objet à susciter en Lin Qiushi de la nostalgie, et n'a jamais fait partie de l'enfance des protagonistes.
Certaines portes ont été tout simplement effacées du scénario comme la porte du Slenderman où Qiushi se déguise en femme en ravivant l'intérêt de Nanzhu. D'autres portes ont été supprimées du scénario comme celle de l'Étage en feu, le Minotaure... Ils ont dû adapter le roman entier et en faire une nouvelle version puisque les points clés ont été censurées.
Le seul et unique concept du roman est juste le dernier espoir de vaincre la maladie et une mort annoncée. Ce n'est pas un jeu vidéo macabre comme dans la série télévisée, mais juste la dernière chance de vivre et guérir de sa propre maladie mortelle.
Le charme de la série télé est vite dépassé par celui du roman. Les riches descriptions, les sous-entendus, la relation spéciale entre nos deux protagonistes et les différentes portes : tout est plus suggestif et intrigant dans la version papier. Si vous avez aimé la série télé, n'hésitez pas à lire le roman, ça en vaut la peine.






















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